Collectif Angoulême Nord pour la Défense de l'Education en Danger

le CANDED... pas candide mais presque.

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METIER d'enseignant ... formation, précarisation.

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Admin

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Admin

03/09/2010 (LeFigaro) "Des cours privés pour aider... les professeurs débutants"
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/09/03/01016-20100903ARTFIG00583-des-cours-prives-pour-aider-les-professeurs-debutants.php

1er septembre 2010 "Je n'ai pas la moindre idée de la réalité d'une classe" (Le Monde) http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/09/02/je-n-ai-pas-la-moindre-idee-de-la-realite-d-une-classe_1405515_3224.html#xtor=AL-32280308

8 janvier 2010 [sudeducation] Orientation, on s’y perd !
http://www.sudeducation.org/article3257.html

10/03/2010 [rue89] Des étudiants à la place des profs ? Non monsieur Chatel…
http://www.rue89.com/2010/03/10/des-etudiants-a-la-place-des-profs-non-monsieur-chatel-142182


01/07/2009 brevet des collèges repoussé : dernière épreuve le 1er Juillet
... + corrections, délibérations....
-----

Enseigner est un métier qui s'apprend : coordination nationale de la formation des enseignants.
http://www.metier-prof.org/

-----
[gouv.fr] la formule officielle :
http://www..gouv.fr/cid22665/enseignants-reforme-du-recrutement-et-de-la-formation.html
------
25/09/2009 [Rue89] Ouyapacours en lutte pour remplacer les profs absents
http://www.rue89.com/2009/09/24/ouyapacours-en-lutte-pour-remplacer-les-profs-absents

1 septembre 2009 [vousnousils] "Pénurie" et "tensions sur les postes" dans l'Education, selon le Snalc
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20090901&key2=090901161756.3m6o0dox.xml

1 septembre 2009 [lefigaro] Chatel: le salaire d'un prof est "faible"

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/09/01/01011-20090901FILWWW00520-chatel-le-salaire-d-un-prof-est-faible.php

29 août 2009 [rtl] "Cette agence était une coquille vide, un effet d'annonce"
http://www.rtl.fr/fiche/5927168898/Cette-agence-etait-une-coquille-vide-un-effet-d-annonce.html

28/08/2009 [lefigaro] Remplacement de profs : Chatel recule
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/28/01011-20090828FILWWW00527-remplacement-de-profs-chatel-recule.php

27/08/2009 [inrp] Rentrée scolaire : les marronniers sont de retour
http://www.inrp.fr/vst/blog/2009/08/27/rentree-scolaire-les-marronniers-sont-de-retour/

26/08/2009 [lemagit] Moi Corinne, assistante d'éducation
http://www.zinfos974.com/Moi-Corinne,-assistante-d-education_a9749.html

13/08/2009 [eco89] Sabrina, institutrice pour 1 595 euros par mois

http://eco.rue89.com/2009/08/13/sabrina-institutrice-pour-1-595-euros-par-mois


14/07/2009 [eco.rue89] Devoir de réserve : la France sur la ligne dure

http://eco.rue89.com/2009/07/16/du-fric-ou-boum-les-menaces-de-salaries-paient


23 mai 2009 [ladepeche] Foix. Mobilisation pour les précaires de l'Éducation

http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/23/611123-Foix-Mobilisation-pour-les-precaires-de-l-Education.html

14 mai2009 [icp] Nouveau Master Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation
http://www.icp.fr/fr/Organismes/ISP-Faculte-d-Education/Actualites/Nouveau-Master-Metiers-de-l-Enseignement-de-l-Education-et-de-la-Formation

14 mai2009 [lavoixdunord] Mobilisation des précaires de l'Éducation nationale
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2009/05/14/article_mobilisation-des-precaires-de-l-educatio.shtml

08 mai 2009 [cafepedagogique] Formation des maîtres : où en est-on ?
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2009/Formation_AuducOuEnEstOn.aspx

07/05/09 [lesechos] Bercy vise près de 34.000 suppressions de postes de fonctionnaires en 2010
http://www.lesechos.fr/info/france/4861825-bercy-vise-pres-de-34-000-suppressions-de-postes-de-fonctionnaires-en-2010.htm

4 mai 2009 [politique] Quand Nicolas Sarkozy compare le salaire d'un prof de fac à un stylo Mont-Blanc
http://www.politique.net/2009050401-sarkozy-salaire-prof-de-fac-stylo-mont-blanc.htm

21.04.09 [vousnousils] Commission sur la réforme du recrutement des enseignants: travaux remis le 15 juillet
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20090421&key2=090421140618.gl6rfeym.xml

21/04/2009 [eco.rue89] Pierre, surveillant de ZEP à 600 euros par mois
http://eco.rue89.com/2009/04/21/pierre-surveillant-de-zep-a-600-euros-par-mois

20avril 2009 [unaisse] Enquête Nationale sur l’avenir des accompagnants scolaires et la VAE
http://unaisse.free.fr/actu_08_09/enquete_VAE_avril09.html

14/04/2009 [rue89] Les galères des « intellos précaires », prolos du savoir
http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2009/04/14/les-galeres-des-intellos-precaires-prolos-du-savoir

08/04/2009 [cafepedagogique] Les enjeux de la formation des enseignants par Jean-Louis Auduc (Directeur d'IUFM)
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2009/Auduc_Lesenjeuxformationenseignants.aspx

04/2009 [scienceshumaines] Profs au bord de la crise de nerfs
http://www.scienceshumaines.com/profs-au-bord-de-la-crise-de-nerfs_fr_23289.html



27/03/2009 [ladepeche] L'Education nationale recrute pour enseigner l'anglais
http://www.ladepeche.fr/article/2009/04/27/598158-L-Education-nationale-recrute-pour-enseigner-l-anglais.html
Enseignants, assistants d'anglais, étudiants étrangers, locuteurs natifs, assistants pédagogiques, assistants d'éducation anglophones, vous êtes intéressés pour enseigner l'anglais à des élèves... ?

27/03/2009 [mediapart] Pécresse et Darcos ou la stratégie du vide
http://www.mediapart.fr/club/edition/observatoire-des-reformes-des-systemes-de-formation-enseignement-et-recherche/article-68

25.03.09 [ozp] En Seine-Saint-Denis, une prime (controversée) de logement de 6 000 euros aux enseignants acceptant d’aller pour trois ans dans l’un des 19 collèges soumis à un fort taux de rotation des équipes
http://www.association-ozp.net/article.php3?id_article=6590
25.03.09 [LEMONDE] Une prime d'installation en Seine-Saint-Denis pour les enseignants suscite la controverse
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/25/une-prime-pour-inciter-des-enseignants-a-s-installer-en-seine-saint-denis-suscite-la-controverse_1172225_3224.html

24/03/2009 [Cahiers pédagogiques] Quelle formation pour les enseignants ? coordonné par Sylvie Grau

http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4343

Arrow Arrow 23/03/2009 : Du processus de Bologne à la L.R.U, une catastrophe annoncée par G.AZAM (enseignate-chercheuse, Toulouse le Mirail.) vidéo d'1 heure -voir 20mn à 27mn pour ceux qui sont pressés...
https://www.dailymotion.com/video/x8rxrj_du-processus-de-bologne-a-la-lru-un_news
version texte : http://gond-education.forumactif.org/systeme-educatif-f4/metier-d-enseignant-formation-precarisation-t71.htm#223

17/03/2009 [laviedesidees] Quelle formation pour quels enseignants ? Regard historique sur la réforme de la « mastérisation » par Ismaïl Ferhat

http://www.laviedesidees.fr/Quelle-formation-pour-quels.html

16/03/2009 La HALDE recommande au gouvernement de “permettre aux auxiliaires de vie scolaire -AVS et assimilés de sortir de la précarité et de faire durablement carrière dans l’accompagnement scolaire”
http://social.societal.free.fr/?p=657

14 mars 2009 [liberation] Former les profs, un point d’interrogation
http://www.liberation.fr//0101555303-former-les-profs-un-point-d-interrogation

13 Mars 2009 [Café pédagogique] Les dix nouveaux commandements
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/13032009Accueil.aspx

Arrow actualisé, 1er Mars Dossier Café Pédagogique : Formation des enseignants
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/ReformeFormation.aspx

09/03/2009 [Nouvel Obs] Formation des profs : non au modèle américain !

http://leblogdeleducation.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/03/09/formation-des-profs-non-au-modele-americain.html

08 mars 2009 [libération] La réforme de la formation des enseignants dans l'oeil du cyclone
Valérie Pécresse espérait-elle pouvoir souffler après le compromis de vendredi sur le statut des enseignants-chercheurs ? C'est raté.
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/03/haro-sur-la-rfo.html

07/03/2009 [rue89] Instit à la retraite, je n'assurerai pas le service minimum le 19 mars

http://www.rue89.com/2009/03/07/instit-a-la-retraite-je-nassurerai-pas-le-service-minimum-le-19-mars

04/03/2009 (Marianne2] Pour Sarkozy, le projet Pécresse est «un projet de merde»

http://www.marianne2.fr/Pour-Sarkozy,-le-projet-Pecresse-est-un-projet-de-merde-_a175766.html


04/03/2009 [rue89] Pour négocier, Pécresse trie ses interlocuteurs sur le volet

http://www.rue89.com/2009/03/04/pour-negocier-pecresse-trie-ses-interlocuteurs-sur-le-volet

5 mars 2009 [letelegramme] Éducation. Les contrats renouvelés, pas le personnel
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/-les-contrats-renouveles-pas-le-personnel-05-03-2009-275744.php

03/03/2009 [laviedesidees] L’identité collective d’un corps enseignant par Vincent Descombes

http://www.laviedesidees.fr/L-identite-collective-d-un-corps.html

02/03/2009 Les fonctionnaires ont toujours la cote (sondage) France Info -
http://www.france-info.com/spip.php?article259605&theme=9&sous_theme=12
Selon un sondage Obea/ InfraForces pour France Info et le quotidien 20 Minutes, 73 % des personnes interrogées aiment les fonctionnaires

mars 2009 Dossier sciences humaines : "le stress des enseignants" par Flora YASSINE
http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=23288


6/02/2009 [docsdocs] Rémunération de l’accompagnement éducatif : CPE & documentalistes moins rémunérés qu'un certifié...
http://docsdocs.free.fr/spip.php?breve343



Dernière édition par Admin le Mer 22 Sep - 23:08, édité 140 fois

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FÉVRIER
27 février 2009 AFP Pour 2 Français sur 3, les suppressions de postes affaiblissent l'Éducation
Près de deux Français sur trois (63 %) estiment que les suppressions de postes annoncées dans l' nationale "affaiblissent le système éducatif", selon un sondage Ifop pour le mensuel Acteurs Publics rendu public jeudi 19 février 2009.

25/02/2009 [mediapart] Faute de profs titulaires, les rectorats draguent l'étudiant
http://www.mediapart.fr/journal/france/250209/faute-de-profs-titulaires-les-rectorats-draguent-l-etudiant

25/02/2009 [franceInfo] Plus d’agrégés à la fac pour sortir de la crise ?
http://www.france-info.com/spip.php?article257508&theme=81&sous_theme=133

24.02.09 [lemonde] : "L'IUFM, ce que l'éducation nationale a de pire"
http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2009/02/24/l-iufm-ce-que-l--nationale-a-de-pire_1159878_3224.html

21/02/2009 [vousnousils] : Remplacement de courte durée des personnels enseignants
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/fiches_pratiques/remplacement_de_cour/

20 Février 2009 [mediapart] Masters enseignement: sortir des crispations
http://www.mediapart.fr/club/blog/desponds/200209/masters-enseignement-sortir-des-crispations

20 Février 2009 [educationetdevenir] Pour la FCPE, E&D donne sa position sur la réforme Par José fouque
http://www.educationetdevenir.fr/spip.php?article59

19/02/2009 Des vacataires dans le premier degré : c'est parti !
http://blog.enseignant.over-blog.com/article-28111077.html

19/02/2009 [rue89] Ecole cherche directeur pour rééduquer ses profs
http://www.rue89.com/2009/02/19/ecole-cherche-directeur-pour-reeduquer-ses-profs

18/02/2009 [Le Monde]La formation des professeurs, une révolution conservatrice, par Jean Houssaye
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/02/18/la-formation-des-professeurs-une-revolution-conservatrice-par-jean-houssaye_1157070_0.html

17 février 2009 l'unanimité contre Sarkozy à l'université
http://www.wat.tv/video/sarkozy-fait-unanimite-contre-19v8v_ovzl_.html

13/02/2009 [Liberation] Recherche profs non qualifiés désespérément
http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/02/voici-le-rappor.html

12/02/2009 : [Café pédagogique] : "bonne saint baratin" mensonges de Darcos sur RMC
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4279
http://philippe-watrelot.blogspot.com/2009/02/propos-des-iufm-et-des-simulateurs-de.html
http://www.iufm.fr/applis/actualites/article.php3?id_article=560

11/02/2009 [laviedesidees] À l’école de la société : Entretien avec François Dubet
http://www.laviedesidees.fr/A-l-ecole-de-la-societe.html

10/02/2009 [rue89] La fille de Marleix recrutée à la Sorbonne : soupçon de copinage
http://www.rue89.com/2009/02/10/la-fille-de-marleix-recrutee-a-la-sorbonne-soupcon-de-copinage

10.02.09 Université: les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail!
http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090210/10490/universite-les-faineants-et-les-mauvais-chercheurs-au-travail

10.02.09 [Le Monde] : Formation des professeurs : parents d'élèves, si vous saviez...
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/02/10/formation-des-professeurs-parents-d-eleves-si-vous-saviez_1153316_3232.html

09/02/2009 [IUFM paris] La réforme de la masterisation expliquée à la Sorbonne
https://www.youtube.com/watch?v=JERAf7g9LTY&feature=related

8 février 2009 [tempsdeparole] La masterisation des concours (manif Bordeaux)
(1/2) https://www.youtube.com/watch?v=zm3p5PHluM4&NR=1
(2/2) https://www.youtube.com/watch?v=skCadNPK-QI&NR=1
04.02.09 [Le Monde] Quand les dossiers de M. Darcos et de Mme Pécresse agrègent les contestations
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/04/quand-les-dossiers-de-m-darcos-et-de-mme-pecresse-agregent-les-contestations_1150519_3224.html#ens_id=1145667

JANVIER

26/01/09 [Le Revenu] Le Ministère de l' Nationale et le Groupe SEB viennent de signer un accord-cadre de partenariat visant à promouvoir au sein du Groupe SEB l'accès à une double qualification de l' Nationale : (C.F.G.-B2i).
http://bourse.lerevenu.com/newsdepeches.hts?urlAction=newsdepeches.hts&idnews=FPS090126_20317111&numligne=0&date=090126&source=FPS

17/01/2009 (APP] plus de professeurs vacataires, moins de titulaires : statut le plus précaire de France,privé et public confondus
http://www.infobourg.fr/sections/actualite/actualite.php?id=12885

16/01/2009 [Le Monde] Les enseignants en formation seront moins bien payés
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/16/les-enseignants-en-formation-seront-moins-bien-payes_1142808_3224.html


15/01/2009 Reconquête du mois de juin : orientation et affectation des élèves et calendrier des examens (diplôme national du brevet, baccalauréats et brevets de technicien) pour l'année 2009

http://www.education.gouv.fr/cid23419/mene0900012n.html
14/01/2009 [gouv] Xavier Darcos généralise la reconquête du mois de juin expérimentée en 2008
http://gond-education.forumactif.org/post.forum?mode=editpost&p=121


2008

31/12/2008 : Lettre ouverte d'un collectif d'enseignants à l'IUFM de Lyon au Président de la République
http://www.mediapart.fr/club/blog/nicole-orthous/020109/lettre-ouverte-d-un-collectif-d-enseignants-a-l-iufm-de-lyon-au-pres

16/12/2008 A propos de l’agence nationale du remplacement :
http://4tous.net/ecoledemain/spip.php?article14
Pas de texte officiel publié pour l’instant à notre connaissance (au 16/12/08)
Des propos du ministre :
- http://www.rtl.fr/fiche/110777/l-ag...
- http://www.france-info.com/spip.php...
Les offres d’emploi pour ces postes sont déjà à l’ANPE :
- http://www.anpe.fr/espacecandidat/n... Le site de l’ANPE ne permet pas de faire un lien direct vers la page. Dans la zone recherche simple, taper "professeur", dans la page suivante, cocher "professeur des écoles".puis valider au bas de la page. Un monde merveilleux de précarité s’ouvre alors devant vous.
Copie d’écran pour une de ces offres (il y en a beaucoup d’autres)
- http://baal04.free.fr/ris/anpe.jpg

12/01/2009 [politique] Suppressions de postes dans l'éducation nationale : Xavier Darcos nous répond
http://www.politique.net/2009011201-suppressions-de-postes-dans-l-education-nationale.htm

15 décembre 2008 [cafépédagogique] Comment sortir du SMA ? service minimum d’accueil
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2008/98_CommentsortirduSMA.aspx

14 décembre 2008 [bonnetdane] Réforme du CAPES : Soldes de decembre : le CAPES Nouveau est arrivé !
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/12/14/soldes-de-decembre.html

décembre 2008 [Sciences Humaines] Déscolariser la société : Rencontre avec François Dubet Psychologie de la crise - Mensuel Sciences Humaines n° 199 -
http://www.scienceshumaines.com/descolariser-la-societe_fr_23000.html

décembre 2008 [Sciences Humaines] Les paradoxes de la carte scolaire Xavier Molénat Psychologie de la crise - Mensuel n° 199 -
http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=23001

26 novembre 2008 : Jack Lang sur France Info : Jack Lang est interrogé par Elisabeth Lévy, de Causeur.fr, Pascal Riché de Rue89 et Bénédicte Charles de Marianne2.fr. L’émission est animée par David Abiker.
https://www.dailymotion.com/search/jack%252Blang%252B%2525C3%2525A9cole/video/x7j2lm_jack-lang-sur-france-info-33_news

16 novembre 2008 [Valérie Robert pour SLU ] : Tout savoir sur la réforme du recrutement des profs (collectif)
http://fr.youtube.com/watch?v=cnwdEqFbgms&feature=related

5 octobre, était la Journée mondiale des enseignants comme l’a décidé l’UNESCO, en 1994.

10/2008 : La suppression de la carte scolaire peut-elle améliorer la mixité sociale ? Jean Pierre Obin
http://www.association-ozp.net/article.php3?id_article=5833

9 et 10 juillet 2008 Table ronde Éducation nationale
Table ronde animée par Bruno Botella, rédacteur en chef, Acteurs publics, et organisée dans le cadre des Rencontres de la modernisation de l'État et des Acteurs publics (DR Acteurs publics).
https://www.dailymotion.com/video/x6l2ey_ducation-nationale_news

03/06/08 [Le Monde] Formation des enseignants : "Il faut de la pratique et du concret !"

http://www.lemonde.fr/politique/article_interactif/2008/06/03/formation-des-enseignants-il-faut-de-la-pratique-et-du-concret_1053346_823448.html

24 mars 2008 [LCPAN] Précarisation des emplois dans l'EN
statut des avs, "sortie" des ATOSS de l'EN, contractuels, vacataires, TZR, travail sur plusieurs établissement...
http://www.lcpan.fr/emission/59854/video

samedi 01 mars 2008 [Café Pédagogique] Le dossier de novembre 2006 - La formation des enseignants
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/formation_index.aspx

19/02/2009 [politique.net] nationale : les manipulations du ministère pour supprimer des postes de profs

http://www.politique.net/2008021902--nationale-suppression-de-postes.htm

04/02/2008 Remise du rapport sur la redéfinition du métier d'enseignant rédigé sous la présidence de Marcel Pochard / Discours - Xavier Darcos
http://www.education.gouv.fr/cid20894/remise-du-rapport-sur-la-redefinition-du-metier-d-enseignant.html
http://www.education.gouv.fr/cid20894/remise-du-livre-vert-a-xavier-darcos.html
LE rapport : http://media.education.gouv.fr/file/Commission_Pochard/18/8/Rapport_+_couverture_-_12-02-08_23188.pdf

février 2008 [Sciences Humaines] L'avénement du flexiprof par Martine Fournier
http://www.scienceshumaines.com/l-avenement-du-flexiprof_fr_22078.html

Version février 2008 [cepremap] Les enseignants, leur rémunération et leur niveau de vie,
1982-2005

http://www.cepremap.ens.fr/depot/docweb/docweb0802.pdf

31/01/2008 [leJDD] Rocard claque la porte de la commission POCHARD
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/20085/rocard-claque-la-porte_91053.html

29/01/08 [internetactu] Sur le chemin de l'Ecole 2.0 Suspect
http://www.internetactu.net/2008/01/29/sur-le-chemin-de-lecole-20/

01/2008 L'intégration des instituts universitaires de formation des maîtres au sein des universités - « Des procédures en voie de conclusion aux nécessités d'un véritable enracinement dans l'enseignement supérieur et la recherche » GEOFFROY Guy (député UMP de Seine-et-Marne)
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000037/index.shtml

2007


8 novembre 2007 [inrp] Evaluation des enseignants Par Annie Feyfant
http://www.inrp.fr/vst/blog/2007/11/08/evaluation_des_enseignants/

Septembre 2007 [ac-caen] Propositions de l'EPS pour 8 compétences "fondamentales" :
http://www.discip.ac-caen.fr/eps/actualites/html/EPS_ACTUALITES_27/edito27.htm

09/2007 Que vaut l'école en France ? Fournier, Martine. p.18-23. Sciences humaines n° 186.

20-04-2007 [formiris (enseignement catholique)] Christian Forestier, Claude Thélot et Jean-Claude Emin, Que vaut l’enseignement en France ?, Stock, 2007. Sur Que vaut l’enseignement en France ? « Ecole peut mieux faire ». Suspect
http://www.formiris2.org/cle/index.php?page=document&docID=213

8 mars 2007 : La perte du pouvoir d’achat des enseignants : - 20 % entre 1960 et 2004
http://team.univ-paris1.fr/teamperso/rgbobo/fonctionnaires06e.pdf

2007 [unesco] Former les enseignants : politiques et pratiques.
http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001502/150261f.pdf

2006/2007 Situations des enseignants non-titulaires :
http://membres.multimania.fr/actionpo/dossier_non-titulaire.pdf
Arrow voir aussi : http://contractuels-vacataires.xooit.fr/index.php

2006


08 novembre 2006 : Ségolène et les profs: le plan caché : 35h de présence au collège !Shocked
https://www.dailymotion.com/video/xm71u_segolene-et-les-profs-le-plan-cache

10/03/2006 : Rapport DARCOS [gouv] propositions sur la situation morale et matérielle des professeurs en France
http://www.lalettredeleducation.fr/IMG/doc/Rapport_Darcos.doc


24 janvier 2006 [ESEN] Anthropologie des pratiques pédagogiques et mutations sociales contemporaines
Jean LAMBERT
http://www.esen..fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=626&cHash=a89bc8f716

13 décembre 2007 en 2002 déjà, demande de suppression des IUFM : le discours réactionnaire :
http://ecoledelaculture.canalblog.com/archives/3___critique_du_pedagogisme/index.html




---
HUMOUR ... noir :

Une chanson pour rire jaune : Les Fatals Picards " La sécurité de l'emploi "

http://fr.youtube.com/watch?v=w1RwibJHe-c&feature=related

22 mars 1991 : Les Inconnus - Enseignement Laughing
https://www.youtube.com/watch?v=5OhvWT9UK64



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18.02.09 : La formation des professeurs, une révolution conservatrice, par Jean Houssaye
Arrow http://tfe.revues.org/index.html
Travail et formation en éducation (TFE) est une revue électronique proposée par des chercheurs de disciplines différentes (anthropologie, communication, didactique, économie, ergonomie, histoire, linguistique, psychologie, sciences de l’éducation, sociologie, …), appartenant à divers pays européens, qui conduisent des recherches dans le domaine du Travail et de la Formation des Professionnels de l’Education (enseignants du primaire, secondaire, supérieur, cadres pédagogiques et administratifs, professionnels de la petite enfance, éducateurs sociaux, formateurs d’adultes, etc.).

13 Mars 2009 [Café pédagogique] Les dix nouveaux commandements
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/03/13032009Accueil.aspx
La formation des enseignants, qui fait actuellement l’objet de vives critiques, n’est-elle qu’un moyen de faire des économies, ou vise-t-elle à transformer en profondeur la culture et les ambitions de l’école de la République ? Nombre de points de vue exprimés dans les colonnes du Café le pensent.
Mais s’il fallait un signe de plus, un indice, le projet de texte régissant l’organisation de la formation, que le Café s’est procuré, l’indique dans d’un bref paragraphe, définissant le « métier d’enseignant » d’une manière radicalement différente de ce qui était énoncé dans les « dix compétences fondamentales pour le métier d’enseignant », publiées en 2006 par un ministère dont l’orientation politique était pourtant proche…

18/02/2009 [Le Monde]La formation des professeurs, une révolution conservatrice, par Jean Houssaye
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/02/18/la-formation-des-professeurs-une-revolution-conservatrice-par-jean-houssaye_1157070_0.html
La réforme de la formation des enseignants, qui entre en vigueur cette année, est bien une révolution, au moins sur deux points. Le premier réside dans l'incorporation de la formation des enseignants à l'université. Jusqu'ici, les enseignants étaient formés à côté de l'université, dans les écoles normales (EN) et les centres pédagogiques régionaux (CPR) d'abord, dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) ensuite. Désormais ils le seront au sein même de l'université. Le second tient au niveau du recrutement. Il faudra maintenant un master (et non plus une licence), soit une formation de cinq ans après le baccalauréat, pour être intégré comme enseignant. On ne pourra pas aller plus loin. C'est une révolution.
Cette révolution se fait au prix de quatre dissolutions. L'IUFM était une structure fédératrice qui réunissait, sur deux ans, l'ensemble des préparations aux concours et des formations professionnelles des enseignants. La formation des enseignants va maintenant être balkanisée selon l'organisation des départements universitaires. Il restera, au mieux, à l'IUFM à retrouver la surface des écoles normales. Dissoute, la structure fédératrice visait (sans y parvenir) à se fonder sur un dispositif de formation qui tentait d'entrer dans une logique de compétences, ou dans une logique qui mettait les connaissances au service des capacités professionnelles. Maintenant, l'habillage des compétences reste, mais elles sont dissoutes dans la logique des connaissances. De plus, auparavant, dans le processus de formation, la pratique était reconnue comme évaluatrice et comme formatrice de la capacité d'enseigner (c'était la deuxième année à l'IUFM). Elle disparaît au profit de la seule logique des savoirs. Enfin, le nouveau dispositif réduit de manière dramatique la possibilité d'organiser une formation continue des enseignants.
Si cette révolution passe bien par l'affirmation de la logique des savoirs, en même temps elle signe la prédominance des savoirs scolaires sur les savoirs universitaires dans la formation des enseignants. A première vue, l'université balkanisée s'affirme institutionnellement dans la formation des enseignants, mais c'est sans compter sur le fait que, désormais, dans les masters eux-mêmes, ce sont les savoirs des concours, donc les savoirs du premier et du second degré, qui vont servir à délivrer les diplômes du supérieur. Quant au concours en tant que tel, il tourne autour de trois types de savoirs : la connaissance des programmes du premier ou du second degré, l'adaptation théorique d'un savoir à une classe à travers une leçon modèle, la connaissance de l'institution scolaire. De la maîtrise de ces savoirs dépend le droit d'enseigner.
Cette révolution signe enfin un refus, celui de la pédagogie ; c'est en ce sens qu'elle est conservatrice. On sera déclaré capable d'enseigner et mis en demeure de le faire quand on aura fait la preuve qu'on maîtrise les programmes du primaire ou du secondaire, qu'on sait théoriquement les adapter à un niveau de classe et qu'on connaît les règles de l'institution scolaire. On est alors prêt à faire la classe... Faire la preuve des savoirs tient lieu de mise à l'épreuve dans la classe. Nous sommes là dans une logique d'enseignement qui omet la logique de l'apprentissage, celle des élèves et celle des enseignants.
Et on ne peut croire que le master enseignement qui sera délivré aux futurs enseignants les rendra "professionnels". En matière de professionnalisation, il ne sera qu'une couverture : les stages sont réduits, juxtaposés et centrés sur une observation modélisante ; les concours sont prédominants ; l'ouverture sur la recherche est limitée.
Il n'y a donc pas de formation pédagogique des enseignants, car la formation pédagogique, en tant que formation à un savoir-faire et à un savoir-être, suppose que le formé puisse construire son savoir-faire et son savoir-être à partir de sa propre expérience en s'appuyant sur des savoirs théoriques et pratiques mobilisables et adaptés. Nous aurons donc des enseignants diplômés et lauréats de concours à qui il restera à apprendre à faire la classe, une fois qu'ils y seront.
L'université, qui hérite donc pleinement de la formation des enseignants, va se trouver dans une impasse. Elle va préparer aux concours et diplômer les enseignants, mais elle sera rapidement accusée de ne pas réellement former les enseignants à leur métier. Cela, c'est pour ceux qui seront reçus aux concours. Pour ceux qui vont échouer, et ils seront nombreux, elle va les diplômer d'un master enseignement, étrange lot de consolation pour des diplômés qui justement ne pourront pas enseigner. Quant à réorienter ces reçus-collés, on voit la gageure : obtenir un nouveau diplôme alors qu'on a déjà un bac + 5. La révolution conservatrice de la formation des enseignants est grosse de bien des impasses...

Jean Houssaye, professeur en sciences de l'éducation, université de Rouen


26/01/2009 Le Ministère de l' Nationale et le Groupe SEB viennent de signer un accord-cadre de partenariat visant à promouvoir au sein du Groupe SEB l'accès à une double qualification de l' Nationale : (C.F.G.-B2i).
http://bourse.lerevenu.com/newsdepeches.hts?urlAction=newsdepeches.hts&idnews=FPS090126_20317111&numligne=0&date=090126&source=FPS
Cette formation est proposée aux salariés du Groupe SEB des premiers niveaux de qualification, elle va permettre à 180 salariés de production, de logistique et de service d'obtenir en 2009 un diplôme et un brevet reconnus par l' Nationale.
Le Groupe SEB pilote, organise et finance le projet et le Ministère met à la disposition du projet des formateurs spécialisés dans l'accompagnement de s publics adultes. Il assure également la coordination de la formation et le passage des épreuves de façon homogène sur l'ensemble des sites du Groupe SEB concernés par le projet. Cet accord-cadre de partenariat répond à un axe central de l'accord de Gestion Prévisionnel des Emplois et des Compétences (GPEC) conclu en septembre 2007 par le Groupe SEB avec ses organisations syndicales : renforcer l'employabilité des salariés des premiers niveaux de qualification.
L'objectif est d'amener, d'ici à 2011, le plus grand nombre de salariés des premiers niveaux à l'obtention d'une certification. Pour cela, un dispositif modulaire de formations qualifiantes et adaptées au niveau de chaque collaborateur a été lancé au sein du Groupe SEB.
Un des modules propose l'accès au C.F.G.-B2i, visé dans l'accord-cadre de partenariat avec le Ministère de l' Nationale.
"L'obtention de ce diplôme et de ce brevet de l' Nationale atteste de la maîtrise par le titulaire d'un socle de compétences fondamentales (Français et Mathématiques) et de la capacité à utiliser l'outil informatique et internet. Le Groupe SEB, grâce à ce partenariat, permet à ses collaborateurs des premiers niveaux de qualification de développer et renforcer leurs compétences clé, d'améliorer leur capacité d'adaptation aux évolutions, et ainsi leur employabilité", explique la Société.

24 mars 2008 Précarisation des emplois dans l'EN

statut des avs, "sortie" des ATOSS de l'EN, contractuels, vacataires, TZR, travail sur plusieurs établissement...
http://fr.youtube.com/watch?v=OBebiPEWPrM&feature=related
* Présentation du thème du jour, les contractuels et vacataires, chargés de mission de service public dans l'Éducation nationale, et des invités Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République, Guy Geof (1min 15s.)
* Débat sur les différentes catégories de contractuels. (3min 25s.)
* Reportage et débat sur la précarité des vacataires et le détournement du système par les recteurs et les académies. (9min 00s.)
* Reportage et débat sur les réformes envisageables. (11min 28s.)
* Débat sur l'outil pour appliquer les solutions envisagées. (17H 46min 57s.)

décembre 2008 [Sciences Humaines] Les paradoxes de la carte scolaire Xavier Molénat Psychologie de la crise - Mensuel n° 199 -
http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=23001
Faut-il ou non supprimer la carte scolaire ? Le débat fait rage alors qu’elle a été « assouplie » depuis la rentrée 2007 et que l’on en attend les premières évaluations. Pour François Dubet, qui s’appuie notamment sur les résultats d’une enquête à paraître prochainement (1), la réponse n’est pas simple. Il estime que l’on ne pouvait maintenir le dispositif existant, tant il constituait un « piège » pour les défavorisés, injustement condamnés aux établissements « difficiles ». La suppression de la carte scolaire, en revanche, engendrerait un paradoxe. Elle serait juste individuellement en permettant à quelques bons élèves des zones défavorisées de connaître un meilleur destin scolaire. Mais elle serait injuste collectivement en privant les établissements les moins cotés de leurs meilleurs éléments, ce qui renforcerait encore leur inattractivité et leurs difficultés.
Selon F. Dubet, on pourrait « ouvrir le jeu » en le maîtrisant, par exemple en instaurant des quotas dans les lycées de bonne qualité. Mais cette ouverture devrait s’accompagner d’un effort décisif envers les établissements les plus faibles, pour faire en sorte que les individus n’aient plus d’intérêt à les quitter. Au-delà des pétitions de principe (pour ou contre la carte scolaire ?), il en appelle, là encore, à un véritable débat politique.
NOTE :
(1) Geneviève Zoïa et Laurent Visier, La Carte scolaire et le territoire urbain, Puf, 2008.

---
Créé par un décret du 16 novembre 2000, le Haut Conseil de l'évaluation de l'école a cessé ses fonctions en novembre 2005, suite à la mise en place, par la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école du 23 avril 2005, du Haut Conseil de l'éducation.



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Les paradoxes de la carte scolaire Xavier Molénat
10/2008 : La suppression de la carte scolaire peut-elle améliorer la mixité sociale ? Jean Pierre Obin
http://www.association-ozp.net/article.php3?id_article=5833
L’intervention de co-auteur, à l’automne 2007, d’un rapport d’Inspection Générale qui avait été mal reçu par le ministre, s’efforce de répondre à la question : « La dérégulation de la carte scolaire va-t-elle accroître les inégalités ou augmenter la mixité sociale ? ». Il s’appuie aujourd’hui sur le livre publié en septembre 2008, « La carte scolaire » (Que-sais-je ?), qu’il a écrit avec Agnès van Zanten.
L’ancien système de carte scolaire avec dérogations était injuste socialement. Le nouveau système instaure le libre choix des familles dans la limite des places disponibles et affiche un critère de priorité aux boursiers. Si cette priorité était effective, la mixité sociale des établissements recherchés s’accroîtrait mais cela n’empêcherait pas les établissements les plus défavorisés de perdre leurs meilleurs élèves.

Déscolariser la société : Rencontre avec François Dubet Psychologie de la crise - Mensuel Sciences Humaines n° 199 - décembre 2008
http://www.scienceshumaines.com/descolariser-la-societe_fr_23000.html

31/12/2008 : Lettre ouverte d'un collectif d'enseignants à l'IUFM de Lyon au Président de la République
http://www.mediapart.fr/club/blog/nicole-orthous/020109/lettre-ouverte-d-un-collectif-d-enseignants-a-l-iufm-de-lyon-au-pres
Lyon, le 31 décembre 2008
Nous sommes des enseignants en IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maitres). Nous vous interpellons à propos de l’annonce que vous avez faite, le 16 décembre 2008, à Strasbourg, de la suppression des IUFM. Rendant hommage à votre Ministre de l’Education nationale, vous avez mis à son actif la suppression des IUFM. Cela n’avait jamais été dit auparavant. Nous avons bien entendu : vous nous avez supprimés !
Jusqu’à présent, la formation des maîtres du premier et du second degré était assurée par les IUFM, lesquels sont sis pour la plupart dans les anciens locaux des Ecoles Normales, qui sont l’un des symboles de la République Française et des missions qu’elle donne à son Ecole. Votre gouvernement, en imputant aux universités cette formation, continue à rédiger l’arrêt de mort d’une que vous ne voulez plus nationale.
C’est la fin du service public.
Vous dites remplacer la formation par une année supplémentaire d’études universitaires, c’est ce que l’on appelle la masterisation. Elle consiste en un abandon pur et simple de l’idée qu’un enseignant a à être formé pour exercer son métier. Or, les universités françaises ne sont pas, pour l’heure, performantes en matière de formation professionnelle, quelle qu’elle soit. Mais « Bac +5 », c’est si facile à comprendre…
C’est la formule qui tient lieu de discours.
Le ministre met en place une chose : l’intégration des IUFM dans les universités. Vous en annoncez une autre : la suppression des IUFM.
C’est l’autocratie qui avance à grand et bas bruit.
Les IUFM étaient en voie de s’instituer, avec quelque maladresse, sans doute, mais avec la constante volonté de mieux remplir leur mission. Pourquoi ne pas doter le pays d’Instituts Universitaires de Formation des Maîtres, encore plus dignes de ce nom, qui délivreraient une certification pour valider des études qui sont déjà, de fait, des études à Bac + 5 ?
Ce serait accepter l’idée raisonnable que la formation d’un enseignant, dans un pays démocratique du XXIème siècle, demande à être conçue au niveau national et ne peut absolument pas naître d’un coup de torchon.
Qu’avez-vous supprimé ? Qu’avez-vous voulu supprimer ?
Qu’est-ce qu’un professeur qui exerce en IUFM? De quoi l’accuse-ton? Qui entendra les enseignants débutants faire part de leur besoin de savoir comment on s’y prend, avec tel élève difficile, avec tels savoirs à transmettre? Qui aura la conscience élevée de ce qu’un fonctionnaire d’Etat doit savoir de sa mission, de ses droits et de ses devoirs, de sa hiérarchie, de sa loyauté envers les programmes et les ministères, quels qu’ils soient? Qui se préoccupera de s’assurer qu’une dictée permet vraiment de faire des progrès en orthographe? Qui se préoccupera de savoir s’il n’existe pas des méthodes qui feraient qu’un petit d’homme apprenne à lire de la façon la plus intelligente possible? Qui se demandera comment l’on pourrait faire bénéficier les élèves de l’avancée des connaissances dans tel ou tel domaine scientifique? Qui veillera à ce que les enseignants en formation éprouvent, au sein de leur promo, ce qu’est un corps professionnel? Qui se souciera de les faire s’interroger sur les actes qu’ils posent, lorsqu’ils s’essayent à apprendre ce qu’il faut aux enfants? Qui analysera des moments professionnels pour les transformer enexpérience explicitée?
Et qui dira que tout cela est vain, déplacé, ridicule? Quel pays européen? Quel intellectuel? Quel homme de bon sens? Quel parent?
Que n’avez-vous présenté ce merveilleux bilan sans précédent –ce qui ne peut être considéré par personne comme une valeur en soi- sur le seul mode qui convient pour nommer votre politique : la suppression.
Suppression des RASED, des postes, des statuts des enseignants, des associations populaires et éducatives… Nous ne sommes pas les seuls touchés. Et nous toucher, c’est toucher tous les citoyens, même s’ils ne le savent pas tous et pas tous encore.
Nous serons fiers d’être ceux qui auront hurlé dans les rues qu’ils ne sont pas réduits aux lois du marché et du libéralisme ou du pays tel que vous le concevez. Nous faisons un travail qui est compliqué, peu clinquant, qui demande des efforts considérables pour peu de résultats visibles, parce que tout est plus facile que réfléchir ou regarder la réalité en face avec pour ambition de la nommer, de la décrire et de l’analyser. C’est pourtant notre honneur, à nous, les enseignants et parmi les enseignants, à ceux qui ont le courage de contribuer à en former d’autres, c’est notre honneur de revendiquer de ne pas jurer que par le résultat, la performance et la réussite. C’est notre humanité à nous. Elle ne se décline ni dans la charité ni dans la démagogie. Elle se décline dans un chemin d’intelligence du monde.
Vous aurez fait de notre lieu de travail un mouroir. Cependant, soyez assuré qu’en janvier 2009, retournant travailler dans des IUFM « supprimés », nous continuerons à nous efforcer de rendre les futurs enseignants capables de faire leur métier, capables d’entendre hautement la confiance que l’Etat met en eux pour instruire et éduquer les enfants, capables aussi de faire la différence entre simplisme et simplicité et entre culot et courage.
Collectif IUFM de Lyon

26 novembre 2008 : Jack Lang sur France Info : Jack Lang est interrogé par Elisabeth Lévy, de Causeur.fr, Pascal Riché de Rue89 et Bénédicte Charles de Marianne2.fr. L’émission est animée par David Abiker.
https://www.dailymotion.com/search/jack%252Blang%252B%2525C3%2525A9cole/video/x7j2lm_jack-lang-sur-france-info-33_news
On pourra noter la difficulté qu'éprouvent les journalistes à maîtriser le champs éducatif, au delà de la pertinence même des questions, par exemple ici :
10mn -question pertinente- : B.CHARLES ne sait pas prononcer RASED ...
13mn30 -question mal maîtrisée- : E. LEVY "réduit" le combat des "résistants" à un refus des programmes...

extraits des paroles de JL :
Ecole maternelle, c'est "moins d'école" le programme actuel, moins d'horaires-deux heures en moins-, moins de programmes exigeants -rien sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture-, moins de professeurs, moins de formation des maîtres, moins, moins, moins.. de service public de l'école.
Qui a jamais voulu minimiser l'importance de la lecture ou des maths ?? En 2002, les programmes étaient d'une très grande exigence, ce que reconnaissait d'ailleurs Xavier Darcos dans la préface de ces programmes... Comment se fait-il que peu de temps après ils soient si critiqués, démantelés à la hâte avec un amateurisme extrême ? .. le gouvernement actuel est un fossoyeur de l'école de la république. ...
Il casse l'école mois après mois, quand même quand vous pensez que les professeurs de demain seront les seuls serviteurs de l'état de haut rang qui seront privés d'une formation professionnelle...
Le raisonnement est le même pour tout le service publique, ils me font penser à Toinette dans "Le malade imaginaire" : " vous avez mal à un œil, et bien on va crever l'autre..." ...
14mn 10 exemple de privatisation avec les nouveaux programmes CP/CE1 pour le français : un dizaine de lignes sur la lecture, finissant par "il est conseillé aux maîtres de se référer à un bon manuel". on donne pouvoir aux éditeurs de donner des instructions pratiques qui ont disparues des programmes officiels ! la disparition des "documents d'accompagnement" qui aidaient à préciser les contenus va dans le même sens...
...
16mn15 démagogie avec les parents
19mn30 "veille" internet et "flicage des profs"

février 2008 [Sciences Humaines] L'avénement du flexiprof par Martine Fournier
http://www.scienceshumaines.com/l-avenement-du-flexiprof_fr_22078.html
La formule s’affiche en couverture du Monde de l’éducation de février 2008, et, n’en doutons pas, va faire florès à l’heure où la flexibilité est devenue l’un des maîtres mots d’un monde du travail en pleine mutation. L’événement déclencheur est la sortie du Livre vert de la Commission pour l’évolution du métier d’enseignant, présidée par le conseiller Marcel Pochard et remis au ministre de l’Éducation Xavier Darcos début février 2008. Il s’agit de redessiner la « nouvelle condition enseignante », dont les tâches et les statuts sont encore régis par des décrets de 1950 qui ne prenaient en compte que la présence des enseignants devant leurs classes. Or les transformations de l’école ont démultiplié les tâches assignées aux enseignants : concertation, travail en équipe sur des projets pluridisciplinaires, études surveillées, tutorat, gestion de l’orientation des élèves… Au final, ce ne sont pas seulement les élèves qui sont devenus hétérogènes, mais aussi leurs professeurs qui s’engagent diversement dans ces multiples activités. Le rapport reconnaît cette « diversité accrue des tâches professionnelles », ainsi d’ailleurs que la légitimité des différentes pratiques enseignantes.
Pas de credo pédagogique imposé donc, mais des propositions qui annualisent le temps de travail, introduisent la notion de performance dans le salaire, rémunèrent sous forme de primes certaines activités… Et donc, qui dessinent pour certains, selon le journaliste Luc Cédelle (Le Monde, 1er février 2008), le portrait d’un « flexiprof » : «  Plus réactif, plus mouvant dans sa carrière, plus présent dans l’établissement, mobilisable en fonction des besoins et soumis à la pression des “résultats”. »



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5 Etudes sur le métier de prof : le Lun 23 Fév - 3:02

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mars 2009 Dossier sciences humaines : "le stress des enseignants" par Flora YASSINE
http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=23288
1/ profs au bord de la crise de nerf
enseigants agressés à coup de couteau, deux suicide depuis le rentrée 2008...
Manque de reconnaissance et culpabilité.
2002 SNES : En France, 67% des enseignants estimes que le stress au travail est plus important dans leur métier que dans les autres.
2001 étude épidémiologique de la MGEN : enseignants souffrent de d'affections spécifiques : insomnies, migraines, zonas, affections des voies respiratoires... sans être toutefois davantage atteints par la dépression que les autres professions.
2004 MGEN, étude sur la qualité de vie des enseignants José Mario Horenstein : 35% jugent leur santé moyenne à mauvaise (et 44% dans le second degrés).
mars 2008 Sondage CSA : 93% des enseignants -davantage dans le secondaire que dans le primaire- jugent leur profession dévalorisée et prés de 50% désireraient changer de métier.
2004 "portrait des enseignants de collèges et lycées. interrogations de 1000 enseignants du second degrè en mai-juin 2004" :
91% des enseignants du secondaire ont un sentiment de malaise.
66% invoquent la non prise en compte des difficultés du métier.
58% la dégradation de leur image dans la société
46% le sentiment d'impuissance face à l'idéal de réussite de tous les élèves.
Le paradoxe est que la pénibilité du métier semble niée par la société qui considère souvent que les profs ont des conditions de travail privilégiées (vacances, horaires) alors qu'une méconnaissance de la réalité quotidienne des classes rend difficile la reconnaissance de la complexité de leurs tâches.
GOYET Mara "Collèges de France" (Fayard, 2003)
JANOT-BERGUGNAT Laurence & RASCLE Nicole : "Le stress des enseignants" (Armand Colin, 2008)
les agents stresssants : (liste dressée à partir d'une synthèse d'études internationales).
- l'intensité et la surcharge de travail
- le conflit de rôles
- le manque de reconnaissance
- le manque d'appétence -motivation- des élèves
- le climat des classes
- l'inadéquation de la formation
Les femmes seraient plus atteintes que les hommes (1/3)

2/ l'accumulation des missions.
PONNELLE Sandrine ""Contribution des déterminants personnels, organisationnels et des styles d'ajustement au stress dans l'explication de la santé subjective des enseignants du secondaire" in "l'orientation scolaire et professionnelle" n° 2 Juin 2008
LANTHEAUME François & HELOU Christophe : 3 postures du métier : prise, emprise et déprise. (socio)
RAYOU Patrick & VAN ZANTEN Agnès : "Enquête sur les nouveaux enseignants. Changeront-ils l'école ? " (Bayard , 2004) les "survivants"-difficultés, démission-, les "raisonnés"-calculateurs- et les "motivés"-forte implication-.
BLANCHARD-LAVILLE Claudine : "les Enseignants entre plaisir et souffrance" (PUF 2001)
La plupart des analyses récentes soulignent le rôle important de l'action collective pour affronter les défis d'une profession en pleine mutation. + protection de l'"Administration" proche + coopération avec les familles.

autres réf. SH :
de La VEGA Xavier Dossier "malaise au travail" n°12 sept-oct-nov 2008
TROGET Vincent "enseignants, professionnels ou bricoleurs du savoir" n°157 févr. 2005
FOURNIER Martine : "Professeur, le plus beau métier du monde" n°142 octobre 2003
TARDIFF & LESSARD "L'école change, la classe reste" N°111 DEC; 2000
---
02/02 2008 "Enseignants : états des lieux avant travaux : Le Monde http://www.aix-mrs.iufm.fr/scd/IMG/pdf/Le_Monde_2_fev_2008.pdf

OBIN Jean-Pierre : "Le renouvellement des professeurs du second degré : formes et enjeux" (Article paru dans Recherche et formation n°45, INRP, 2005)
CROS F. et OBIN J-P. , Attirer, former et retenir des enseignants de qualité, rapport de base national pour la
France, OCDE, 2003



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décembre 2008 [Sciences Humaines] Déscolariser la société : Rencontre avec François Dubet Psychologie de la crise - Mensuel Sciences Humaines n° 199 -
http://www.scienceshumaines.com/descolariser-la-societe_fr_23000.html
En publiant Faits d’école, le sociologue François Dubet revient sur quinze ans d’enquêtes et d’interventions publiques autour du système scolaire, et plaide pour un véritable débat autour des objectifs à lui donner et des moyens pour y parvenir.
Des lycéens aux élèves du primaire en passant par les collégiens et les étudiants, François Dubet a dans les années 1990 scruté tous les échelons du système français d’enseignement. Dans la continuité de son enquête sur la « galère » des jeunes (1987), il a cherché à comprendre l’institution scolaire à travers l’expérience qu’en avaient tous ceux sur qui elle agissait – ou, du moins, était supposée agir. Les ouvrages qu’il en a tirés (Les Lycéens, 1991, À l’école, 1996), apportant un regard neuf et parfois cinglant sur l’enseignement en France, ont connu un succès inhabituel pour des travaux de sociologie. F. Dubet ne s’est d’ailleurs pas privé d’intervenir dans le débat public, en acceptant notamment en 1999 de piloter un débat sur le collège unique, où il prendra position contre une sélection précoce des élèves. À travers sa défense d’un socle commun de connaissances, sa réflexion sur la notion d’égalité des chances ou, très récemment, sa critique nuancée de la réforme de la carte scolaire (encadré p. 35), il a semble-t-il tenu à ce que l’on n’oublie pas, dans toute réflexion sur l’école, le sort des « perdants » de la compétition scolaire. Des positions qu’il estime assez peu populaires dans l’institution scolaire sur laquelle, il est vrai, il a jeté un regard compréhensif mais assez peu complaisant. Il s’en explique à l’occasion de la publication de Faits d’école (EHESS, 2008), un recueil d’articles qui retrace ce parcours indissociablement sociologique et politique.
Quelle perspective était la vôtre lorsque vous vous êtes intéressé à l’éducation ?
À l’époque, la sociologie de l’éducation était dominée par deux grands modèles, ceux de Pierre Bourdieu et de Raymond Boudon qui, chacun à sa manière, s’intéressaient à la question des inégalités scolaires. Pour le premier, elles s’expliquent par la répartition très inégale parmi les élèves des capitaux culturels, économiques, sociaux… Pour le second, elles sont avant tout le résultat de stratégies familiales divergentes. Ces deux modèles ont cependant en commun d’être des sociologies sans acteurs, fondées uniquement sur des statistiques. Personne ou presque ne s’intéressait alors aux élèves. Or j’avais l’impression que c’était d’eux qu’il fallait partir. Non pas pour contredire les théories dominantes, mais pour proposer une image inversée du système scolaire : voir ce que les élèves ont dans la tête pour comprendre ce que fait l’école aux individus. Les jeunes ne sont pas simplement des séries statistiques qui réussissent ou qui échouent. Ils ont une vie à l’école, des sentiments, des relations, des motivations. Et ce d’autant plus qu’ils y passent environ quinze ans de scolarité : ce n’est pas rien dans la vie des individus.
Vous êtes donc allé interviewer des lycéens, des étudiants, des écoliers, des collégiens… Qu’est-ce qui vous a le plus étonné ?
J’ai trouvé d’abord qu’il y avait un problème majeur de motivation. Ça m’avait frappé quand j’avais enseigné en collège en 1995 : ce qu’on leur enseignait – pas seulement moi –, au fond, ne les intéressait pas. Au-delà de la plus ou moins grande distance à la culture scolaire, ça interrogeait le sens de la relation éducative.
J’ai ensuite « découvert » que l’école française ne sait pas quoi faire de la vie juvénile qui l’a envahie. Longtemps, l’école a séparé l’élève de l’enfant et de l’adolescent. L’expérience scolaire des jeunes n’est désormais scolaire que pour une part : les relations, les amours, les amitiés viennent « parasiter » la relation scolaire. Mais c’est aussi cela qui les forme.
Troisième et dernier constat : le système est cruel. Beaucoup d’élèves disent « on m’oblige à jouer un jeu dans lequel je perds ». À l’image de cette élève qui, à la fin du film de Laurent Cantet, Entre les murs (2008), dit au professeur : « Cette année, j’ai rien appris, je ne comprends pas ce qui se passe. » Lorsque mes livres ont paru, une réaction commune était de dire que les gamins n’étaient pas adaptés à l’école parce qu’ils venaient de milieux populaires. Selon moi, ça allait bien au-delà.
Vous voulez dire qu’au cours des années 1980-1990, on a changé de système ?
Oui. On a ouvert les portes du lycée non plus à 12 ou 15 % mais à 70 ou 80 % d’une classe d’âge. On a donc changé d’école. Mais dans notre imaginaire, celui des enseignants et de nos hommes politiques, c’est toujours la même école républicaine, qu’il faudrait simplement adapter. D’où beaucoup de souffrance chez les élèves et les enseignants, parce que l’on est dans une forme et des objectifs scolaires qui ne sont plus ceux qui conviennent.
L’école républicaine a fonctionné sur des principes assez simples. D’abord, chaque catégorie avait son école : aux classes populaires, l’école élémentaire, aux catégories intermédiaires, le collège, aux bourgeois, le lycée. Ensuite, ne faisaient des études longues que les héritiers ou les boursiers, c’est-à-dire des élèves « croyants », disposés à jouer le jeu scolaire. Enfin, c’était une école dont tous les gens n’attendaient pas qu’elle leur donne une position dans la société, qui restait largement déterminée en amont par la naissance.
La massification a transformé l’école républicaine en école méritocratique, en disant aux élèves : vous deviendrez ce que vous avez fait à l’école. Cela change complètement la règle du jeu, qui se tend et devient beaucoup plus cruelle. Car l’échec scolaire ne signifie plus seulement « je ne suis pas doué pour l’école », mais « je vais rater ma vie ». D’où des comportements utilitaristes chez les élèves, qui passent leur temps à calculer ce qu’il est rentable de faire ou pas : ils ne travaillent pas la physique par amour du savoir mais pour aller en terminale scientifique.



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Face à cela, une tendance réactionnaire s’est affirmée dans l’école, qui estime qu’il faudrait retrouver la culture d’avant, les élèves d’avant, les professeurs d’avant. Ce qui me paraît tout à fait raisonnable, à condition d’exclure 70 % des élèves… Et pourquoi pas de rétablir un examen d’entrée en sixième !
Vous avez pourtant critiqué la notion d’« égalité des chances », qui est au cœur de l’école méritocratique. Pourquoi ?
J’ai en effet mené une réflexion un peu générale (les Britanniques la menaient depuis longtemps) sur les principes de justice à l’école. J’en ai tiré deux conclusions. La première, c’est que dans une société non aristocratique, l’égalité des chances est le seul principe de justice sur lequel peut s’appuyer l’école : il faut bien que les individus se hiérarchisent selon leur mérite.
La seconde, c’est que ce principe est extrêmement difficile à mettre en œuvre. D’une part, les élèves n’ont pas les mêmes chances au départ, en raison de leur origine sociale, de leur capital culturel, d’autre part, c’est un principe très cruel, qui dit aux bons « vous avez droit à tout » et aux mauvais « tant pis pour vous ».
Comment faire alors pour rendre « l’égalité des chances » moins injuste ?
On peut pondérer ce principe, en faisant par exemple valoir ce que John Rawls appelle le principe de différence (1) : il faut faire en sorte que le déroulement de la compétition méritocratique ne dégrade jamais le sort des vaincus. D’où ma défense du collège unique, qui ne doit pas servir à sélectionner des enfants, mais à les amener tous au même niveau.
Ensuite, si les inégalités scolaires ne sont pas parfaitement justes, il est injuste qu’elles déterminent à leur tour les inégalités sociales. L’école ne devrait pas être la seule institution susceptible de distribuer les individus dans la société. Il y a des moyens de détendre un peu le jeu, comme par exemple le développement d’une véritable formation professionnelle, pour que les enfants qui échouent à l’école puissent se dire que leur vie ne s’arrête pas là.
Enfin, je m’inquiète actuellement du fait que l’école française n’a pas, ou plus, de projet éducatif. Les seules questions sont désormais : « les élèves ont-ils un bon niveau ? » et « la sélection est-elle juste ? » Ce que l’école fabrique comme individu, la totalité de l’échiquier politique s’en désintéresse. Pourtant, la seule manière d’éviter que l’école devienne complètement un marché serait de fixer à l’école des objectifs éducatifs : tout élève qui sort de l’école doit par exemple avoir le sentiment d’avoir de la valeur, ou être capable de s’exprimer en public sans avoir honte… En France, ces propositions sont marginales et suscitent de formidables résistances.
Pourquoi justement est-il si difficile de réformer l’école ?
Deux hypothèses sont possibles. Soit le politique est très faible, soit la société française a trouvé un consensus autour de l’école et ne souhaite pas qu’on y touche. Je crois que les deux jouent. On n’a en tout cas jamais pu, comme les pays scandinaves tant admirés, se dire « l’école a changé de nature, changeons les règles ». Par exemple, tout le monde sait que certains établissements dans les « quartiers en difficulté » sont dans des situations impossibles. On leur donne quelques moyens financiers en plus (très peu !), mais on ne touche ni au mode de recrutement des enseignants, ni à leur mode de formation, ni au statut des établissements. On refuse de toucher à la forme même de notre système scolaire.
L’école tendrait-elle à penser que « le mal vient de l’extérieur » ?
Oui, l’institution a le réflexe d’externaliser ses problèmes. Je l’ai encore vu lors des débats autour d’Entre les murs auxquels j’ai participé : les enseignants rejetaient la faute sur les parents, le capitalisme, la crise, la société. Bien sûr, la société n’est pas parfaite, mais ce type de croyances peut, même avec les meilleures intentions, être catastrophique. Marie Duru-Bellat a par exemple soulevé clairement un problème de dévaluation des diplômes (2). Dans l’Éducation nationale, on vous répond que ce n’est pas le problème de l’école mais celui du marché du travail, qui n’a qu’à créer des emplois qui correspondent aux diplômes produits. Non ! Car on peut agir politiquement sur la création de diplômes plus facilement que sur la création d’emplois qualifiés !
Avez-vous des réformes à proposer ?
Ce serait présomptueux de ma part. Je rappelle juste que dans un monde globalisé, où nos capacités d’action politique sont plutôt faibles, il reste un domaine où nous avons une capacité d’action totale : l’éducation. Or l’éducation est sortie du débat public. Bien sûr, Philippe Meirieu, le « pédagogue » prônant l’adaptation des méthodes d’enseignement à la diversité des élèves, s’oppose à Alain Finkielkraut, le « républicain » défenseur de l’autorité et du savoir académique. Mais on ne peut pas dire que l’on a, dans le champ politique en particulier, une confrontation de projets. On y a renoncé.
Pourtant, il y a des pistes pour améliorer l’école. Sans idolâtrer les enquêtes comparatives de l’OCDE (enquêtes Pisa), on ne peut pas faire comme si d’autres pays n’avaient pas une école meilleure et plus équitable. Par exemple, dans la plupart des pays qui fonctionnent bien, ou mieux, les établissements sont plus autonomes qu’en France, en particulier sur le recrutement des enseignants. De son côté, le ministère a une capacité de contrôle des résultats beaucoup plus forte. En France, ce serait perçu comme une volonté de « privatiser » l’école, ou de rompre avec « l’égalité républicaine » – même si chacun sait que c’est une vaste plaisanterie.
La sociologie de l’éducation a aujourd’hui cumulé beaucoup de résultats. Quelles questions devrait-elle chercher à élucider dans les années à venir ?
Après avoir analysé ce que la société fait à l’école (P. Bourdieu, R. Boudon), puis ce que l’école fait aux élèves (M. Duru-Bellat, Agnès Van Zanten, moi-même), la sociologie devrait se demander ce que l’école fait à la société, c’est-à-dire analyser les conséquences de l’organisation des systèmes éducatifs sur la vie sociale. Ce que permettent les méthodes comparatives internationales. Tout le monde dit par exemple qu’il faut développer l’enseignement supérieur. On peut en discuter : ne faudrait-il pas plutôt développer la qualité de l’enseignement élémentaire ? Ne serait-ce pas meilleur pour la société ?
Ma conviction, c’est qu’il faut déscolariser la société, c’est-à-dire sortir de l’idée que l’école doit fabriquer une « bonne » société. L’école doit fabriquer une bonne école. Si on veut réduire les inégalités, réduisons les inégalités entre cadres et ouvriers. Ce sera plus efficace que de permettre à des enfants d’ouvriers de devenir cadres !
À la fin de votre ouvrage, vous dites que les enseignants « ne croient pas les sociologues », et qu’ils ont raison. Pourquoi ?
Pour enseigner – je suis enseignant –, il faut vivre avec des fictions. Il faut être convaincu, au moment où l’on fait son cours, que ce que l’on va dire va transformer les gens, que tout le monde peut apprendre, que le savoir a une valeur en soi. Sinon on ne le fait pas. Or la sociologie a pour effet de refroidir ces illusions : « ne vous racontez pas d’histoire, tout cela est déterminé »…
Je connais par exemple des professeurs de lycée très imprégnés des thèses de P. Bourdieu. Mais quand ils sont face aux enfants, ils les laissent de côté. Ils ne vont jamais dire à un enfant d’ouvrier en échec « c’est normal, c’est à cause de ton faible capital culturel ». Ils vont lui dire qu’il est aussi intelligent que les autres et qu’il peut réussir s’il le veut. Il y a un devoir d’espérance dans l’école.
Donc je crois qu’il ne faut pas trop écouter les sociologues. Il faut entendre ce qu’ils disent, mais sans que cette connaissance détruise les illusions nécessaires à l’action. Les enseignants ont raison de résister, y compris à mes propres discours.
Notes :
(1) John Rawls, Théorie de la justice, 1971, rééd. Seuil, coll. « Points essais », 1997.
(2) Marie Duru-Bellat, L’Inflation scolaire. Les désillusions de la méritocratie, Seuil, 2006.
Propos recueillis par Xavier Molénat
François Dubet

Né en 1946, François Dubet est professeur de sociologie à l’université Bordeaux-II, directeur d’études à l’EHESS et directeur adjoint du Centre d’analyse et d’intervention sociologique (Cadis). Après une série d’études sur les mouvements sociaux menée auprès d’Alain Touraine dans les années 1970, il s’est successivement intéressé à la jeunesse, à l’éducation, aux transformations des institutions (Le Déclin de l’institution, Seuil, 2002), aux principes de justice à l’école et au travail (Injustices. L’expérience des inégalités au travail, Seuil, 2006). Il a développé sa perspective théorique dans Sociologie de l’expérience (Seuil, 1997), et fait retour sur sa trajectoire de sociologue dans L’expérience sociologique (La Découverte, coll. « Repères », 2008).



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8 Pistes ... le Ven 3 Avr - 0:50

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Dossier : Le revenu des enseignants
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/dossiers/le_revenu_des_enseig/

Salaire net des PE et professeurs certifiés (collèges)

* La base de calcul est la même de la maternelle au lycée :
- 1310€ / mois en début de carrière
- 2471 € / mois en fin de carrière.
* (mais les professeurs en lycée collège sont rémunérés spécifiquement pour le temps de conseil de classe, pour l’enseignement dans des classes d’examen...) primes possibles en élémentaire :
- indemnité de direction : 92€/mois
- indemnité des PE spécialisés : 67€/mois,
- indemnité ZEP : 93€/mois.
- pas d’heures supplémentaires (à part les nouveaux stages d’été de remise à niveau) On est loin du compte ! source : http://www..gouv.fr/cid112...Seule vérité, cette prime de 150€ attribuée aux professeurs débutants cette année... Peut-être pour qu’il ne protestent pas trop sur l’avenir de leurs futurs collègues...

-----

les "liste complémentaires" en colère aussi ...
http://manifcrpe.lugdunet.com/forum.php

---
Dossier : Retraite des enseignants
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/dossiers/retraite_des_enseign/


l'aide aux devoirs se privatise mais la formation aussi, exemple :
http://www.preparerdemain.fr/?gclid=CL2N8uLynJkCFQpNQwodByOSCw
Etablissement privé d'enseignement à distance spécialisé dans la préparation aux concours de la fonction publique. Nous sommes immatriculé à la base centrale des Etablissements de l' Nationale et sommes soumis au contrôle pédagogique de l'état.

[b]09.03.2009 [Le Parisien] Et voici le coaching parental[/b]
http://www.leparisien.fr/societe/et-voici-le-coaching-parental-09-03-2009-435820.php
la "formation des parents" aussi ...
Le boom du soutien scolaire payant ne se dément pas. Voici maintenant qu’arrivent les cours destinés aux parents. Des séances de conseil pour les aider à faire face.

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9 transcription texte : le Mer 8 Avr - 12:30

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Arrow 23/03/2009 : Du processus de Bologne à la L.R.U, une catastrophe annoncée par G.AZAM (enseignate-chercheuse, Toulouse le Mirail.)
vidéo d'1 heure -voir 20mn à 27mn pour ceux qui sont pressés...
https://www.dailymotion.com/video/x8rxrj_du-processus-de-bologne-a-la-lru-un_news

Université Toulouse le Mirail

1/ Processus de Bologne (1999) et globalisation.
la stratégie de Lisbonne (2000)[Traité de Lisbonne différent du processus] .
Processus de Bologne (1999): ce qui est annoncé comme "Harmonisation" & "Réglementation" est en fait une pièce de la globalisation -néo-libéralisme économique- qui conduit à un nivellement auquel participe un recul du système d'autonomie et de recherche.
Jusqu'en 1970-débuté fin XIXème "état social"- il y avait une inscription sociale du pouvoir économique par un système de règles -1945 : "état providence"-. Le néo-libéralisme (1980) tend donc à se dégager de ces "contraintes". On assiste plutôt à une harmonisation des règles néo-libérales -une forme de déréglementation, notamment en matière d'éducation-, plutôt que des diplômes... : mobilité, efficacité, concurrence...au service d'une loi du marché présentée comme incontournable -mondialisation-.
Il n'y a eu aucun débat publique pour élaborer le processus de Bologne.

12' 2/ Régression de la raison à l'utilité :
La connaissance en tant que facteur d'émancipation devrait s'effacer pour s'adapter aux contingences économiques : ce qui est utile devient ce qui peut rapporter du profit -discours utilitariste-. L'émancipation cède la place à l'adaptation.

14' 3/ Gouvernance et obscurantisme.
dissolution des termes de pouvoir, gouvernement, politique... : disparition du pouvoir, c'est la fin de l'histoire ; il faudrait répondre à des forces anonymes qui auraient des facultés d'auto-régulation. Le pouvoir est de plus en plus difficile à identifier, ce qui réduit les contre-pouvoirs -qui est à la base des systèmes totalitaires-. Dans ce modèle international, les différences sont nivelées, les échanges réduits au plus petit dénominateur commun : la concurrence généralisée sous les hospices de la rentabilité économique.

18'30 4/les acteurs du processus : Comment s'est construit le processus de Bologne, qui en sont les acteurs ?
Pourquoi le terme "processus" ? ce n'est pas un "traité", une "loi", une "règle" ... le "processus" est plus difficilement identifiable.
En 1999, 29 pays signe ce processus, puis revu à Prague 2 ans plus tard par 32 pays : a quoi correspond 29 ou 32 pays ? à aucun ensemble déterminé ! 29, c'est plus que l'Union européenne, et 32 moins que ce regroupe le Conseil de l'Europe. Il s'agit donc en fait d'une rencontre informelle entre ministres de l'éducation se soustrayant ainsi à tout débat publique. (tout ce qui est dit ici a été largement analysé il y a 10ans -rien de vraiment nouveau- mais le recul permet de pointer un peu mieux ce qui a été déterminant)
=> L'acteur principal est la "table ronde des industriels européens"[ERT -European Round Table- : http://www.ert.be ] LE lobby industriel européen le plus puissant, qui écrit et influence beaucoup de rapports de la commission européenne -pouvoir législatif européen-. Créé en 1983, l'ERT comprend 47 des plus grandes firmes européennes : Total, Elf, Carrefour... . Ecrivent un rapport en 1989 qui s'appelle "Education et compétences en europe" : à partir de se moment là on ne parlera plus des savoirs mais des compétences. extrait : "L'éducation et la formation sont considérés comme des investissements stratégiques vitaux pour la réussite future de l'entreprise. Les enseignants n'ont qu'une compréhension insuffisante de l'environnement économique des affaires et de la notion de profit. Ainsi il s'agira de valoriser l'enseignement à distance. ..."
En 1991, nouveau rapport de l'ERT : "Une université ouverte est une entreprise industrielle et l'enseignement à distance est une industrie nouvelle."
6 mois plus tard la commission européenne publie un livre blanc -centré sur la formation tout au long de la vie- dans lequel apparaissent les termes d'"employabilité", "flexibilité" et "mobilité" pour les enseignants : termes clés du processus de Bologne.
1995 nouveau rapport : "vers la société d'apprentissage".
"L'éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique. Les gouvernements nationaux devraient envisager l'éducation comme un processus s'étendant du berceau au tombeau." d'où l'idée reprise par tous les gouvernements de "l'éducation tout au long de la vie". Du coup la Commission européenne a sorti un nouveau livre blanc centré sur la formation tout au long de la vie : apprendre et enseigner, vers la société cognitive" -co-signé par Edith CRESSON, a l'époque commissaire européenne-.
=> 25' 2ème acteur important : l'OCDE (qui regroupe l'ensemble des pays les plus riches du monde)- http://www.oecd.org/home/0,3305,fr_2649_201185_1_1_1_1_1,00.html -.
1998 rapport : "les enseignants ne sont pas indispensables à la formation tout au long de la vie, des prestataires de service éducatif feront l'affaire."
1998 rapport Reyfer de la commission européenne : "Le temps de l'éducation hors école est venu et la libération du processus éducatif aboutira à un contrôle par des offreurs d'éducation plus innovants que les structures traditionnelles."
+ l'UNESCO a aussi servit ce processus de Bologne
=> 3ème acteur : les recteurs d'Université
Trouvaille de la bonne gouvernance : intégrer les acteurs. Entre 1999 et 2005 les réformes dans les universités n'ont pas fait de vague...
1998 réunion de tous les recteurs d'université européens pour l'anniversaire de la création de l'Université de Bologne -extrêmement ancienne et prestigieuse- : signature d'une magna charta où sont réaffirmés, dans un mélange cependant inquiétant les grands principes du coté humaniste, le coté bien public de l'éducation, l'autonomie éducative et de la recherche. Mais dans le même temps réémergent les notions d'"employabilité", de "flexibilité"... On a pas encore fait le saut mais on commence déjà à rechercher les voies d'adaptation. Ces recteurs appartiennent l'Association Européenne des Universités (1)( http://www.eua.be -en anglais- http://www.coe.int/t/dg4/highereducation/ehea2010/stakeholderseua_FR.asp -en français- )qui a eu un rôle essentiel dans le processus de Bologne : il s'agit d'adapter l'Université à la société... le chômage serait un indicateur du mauvais fonctionnement de l'Université ; et la société réduite à son espace économique. Bien sur que l'Université doit s'adapter aux besoins de la société, mais de quelle société ? certainement pas à une société réduite à une logique économique !
1998 en France rapport Attali - http://guilde.jeunes-chercheurs.org/Reflexions/Documents/1998-attali.html - sur les pôles d'excellence et la compétitivité des universités françaises.
34' Et dans le même temps une réunion à la Sorbonne qui a donné lieu à ce qu'on appelle la "déclaration de la Sorbonne" signée par la France, l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Allemagne et leur ministre de l'éducation : apparait la nécessité de créer un espace européen de la connaissance, faisant émerger le thème de l'économie de la connaissance -ce qui implique que la connaissance devient un bien économique!-. Pour qu'un bien soit économique il faut qu'il soit un bien rare et pas gratuit... Or la connaissance est un bien très particulier, voir anti-économique : si je donne un objet à quelqu'un, je ne l'ai plus -base de l'échange économique- alors que lorsqu'on donne de la connaissance on garde cette connaissance. Et si elle est donnée et circule et plus elle s'accroit. La connaissance est bien caractérisé par l'abondance. Et pour y mettre de la rareté il va falloir l'encadrer par les droits de propriété intellectuelle. Cependant les Brevets existent depuis le XIXème siècle. Jusqu'aux années 1980, ils portaient essentiellement sur des innovations. Les nouveaux droits portent désormais sur le champs de la connaissance lui-même. Pour qu'il y ait un capital de la connaissance il faut instaurer la propriété intellectuelle.
Il est navrant de constater que de droite comme de gauche on puisse se féliciter de cette évolution, laissant croire que cette économie de la connaissance nous permettrait de sortir de la crise : c'est vraiment prendre des vessies pour des lanternes. l'économie de la connaissance c'est la soumission de la connaissance aux lois de la rationalité économique.
39'30 => 4ème acteur : Organisation Mondiale du Commerce - http://www.wto.org - avec en particulier l'"Accord Général sur le Commerce des Services" (AGCS, 1994) - http://www.wto.org/french/tratop_f/serv_f/gatsintr_f.htm -. (L'Union Européenne a eu un rôle crucial dans la libéralisation du commerce des services. Rappelons que l'UE est le premier exportateur mondial dans ce domaine.) Dans ce processus il s'agit -article 1- d'élever le niveau de libéralisation de tous services dans tous les domaines, sauf ceux qui sont produits dans le cadre de l'exercice gouvernemental, cad la fonction régalienne -police, justice, défense nationale-. Mais sont compris les services qui ne sont pas fournis sur une base commerciale mais qui sont en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de service : par là même l'éducation rentre dans le cadre imposé par l'AGCS.
Le propre de ces textes néo-libéraux c'est le niveau d'abstraction élevé, plutôt flous quand aux applications mais présentant une direction clairement identifiée : la libéralisation des commerces de services.
=> dernier acteur important : (/ATOSS, Bi ATOSS) la LOLF cad la réforme du management public -problème de l'efficacité des services publiques-. Se met en place l'idée qu'un bien public n'est pas obligatoirement fournit par un service publique : sous l'euphémisme " partenariat publique-privé " il s'agit en fait d'une soumission du public aux règles du privé -logique managerial- que l'on retrouve dans la réforme de tous les services publiques et des administrations. Ces sous-traitances -c'est tout le problème des ATOSS, bi-ATOSS- réduisent l'éducation à une vision de l'enseignement -qui peut même se dissoudre dans l'enseignement à distance- ne tendent qu'à réduire la communauté éducative -entretien, personnels de bibliothèques, référents réseaux informatique...- pour mieux la disloquer. Même chose pour le processus de construction de l'Agence Nationale de la Recherche : c'est une énorme bureaucratie qui pourrait s'apparenter à une "soviétisation" du management. Il y a une main mise du politique sur l'éducation pour qu'elle se mette en conformité avec le monde de l'entreprise.

48'10 5/ L.R.U. la bonne université
On ne parle quasiment plus de savoirs mais de compétences. Concevoir la formation comme une accumulation de crédits -les fameux ECTS- c'est une aberration éducative, puisque çà laisse penser que la formation c'est la juxtaposition de compétences : un peu de si, un peu de çà ... On perd en vision globale, qui permet à la fois une mise à distance et une possible critique mais aussi une meilleure adaptation à des changements rapides. L'unité de/qui compte -indispensable à la création d'un marché- sur le marché mondial de l'éducation, c'est l'ECTS -avec aussi l'individualisation des parcours...-.

La L.R.U. a été conçue dans une époque de grande frénésie financière -qui aurait le pouvoir de s'auto-réguler-, un enthousiasme pour l'ouverture d'un marché novateur dans lequel s'inscrit la Loi sur l'Autonomie Financière des Universités et il faut redire que cette loi implique une autonomie FINANCIERE qui va à l'encontre de l'autonomie pleine et entière des Universités : c'est la soumission de l'Université à la loi du marché !
Mais cette loi est manifestement insuffisante pour promouvoir la compétitivité des Universités sur le marché mondial. Il va falloir choisir nos matières premières ! Il s'agira de sélectionner le niveau de rentabilité des savoirs et des étudiants !! voir théorie du capital humain : l'éducation est un investissement. Ce qui revient également à dire que l'égalitarisme serait contraire à l'idée de justice.

57'50 6/ Capitalisme néolibéral : l'effondrement.
Les conséquences financières ne peuvent encore être appréhendées, c'est toute cette idéologie qui est en crise. Ce sont les résultats de politiques mises en œuvre depuis 30 ans. On ne peut plus raisonner sur les bases des acteurs du processus de Bologne et même plus raisonner comme il y a 2 ou 3 ans. Il faut vraiment s'adapter à une situation changeante et non se contenter d'une vision à très court terme qui justifierait une fuite en avant en poursuivant ce processus. Une autre alternative serait de saisir l'occasion de cette crise pour réaffirmer d'autres valeurs que celles qui nous ont conduites à cette dégradation non seulement financière mais tout autant sociale ou politique. Le devoir de service public et d'enseignant est d'éclairer cette issue.

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(1) L'association des universités européennes ou AUE (en anglais : European University Association ou EUA) est le principal réseau universitaire en Europe. Au 1er avril 2006, l'AUE comptait 777 membres dans 45 pays à travers l'Europe.

Le principal objectif de cette association est l'harmonisation de l'espace universitaire européen, notamment à travers les réformes du processus de Bologne. L'association est née en 2001 de la fusion de l'ancienne Association des universités européennes et de la confédération des Conférences de présidents d'université qui a eu lieu à Salamanque en Espagne.

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